jeudi 4 juillet 2019

Venir d'Orion

La cage d'escalier sentait le chèvrefeuille et ça collait bien avec cette fin de soirée, quand tu finis dans une bergerie à boire des coups, c'est chouette de rentrer chez toi et que ça sente le chèvrefeuille et d'où pouvait sortir ce parfum, impossible de savoir, la vie a comme ça de ces mystères, ne pas chercher à comprendre mais juste se demander pourquoi ce nom d'Orion est venu dans la conversation, la bergerie a, outre son berger et sa belle, un incroyable personnage qui y vit, une voyante à la voix de basse, qui n'active son pouvoir que grâce à la chaleur, aux blagues et aux échanges de bord de nuit, faudra que je teste ce pouvoir en hiver, la belle vient de Vénus, et moi je viendrais d'Orion, va falloir que je me penche là dessus, une constellation rien qu'à moi, qui renvoie mon prénom, hop, comme ça, rouler sur les bords de la rue, sur les bords de la terre, une constellation rien que pour moi, une histoire de chasseuse de bonheur, et une qui a de la chance, une bonne étoile, dans une constellation, heureusement ça se trouve, pourquoi pas, Abdel, d'accord, je prends Orion, j'y marie mon prénom, parce que le vin avait un goût de cerise et que la nuit était douce à boire, rire et écouter le tintement doux des cloches au cou des chèvres.
Chèvrefeuille dans la maison.