mercredi 10 avril 2019

Un, Deux, Trois!

Ce qu'il faudrait c'est un abri.
Une fenêtre grande ouverte sur l'océan et une paire d'ailes dans le dos.

Ce qu'il faudrait c'est le tremblement des feuilles sous le ciel boueux du matin.
Une âme libre et grande ouverte, avec une paire d'ailes dans le dos.

Ce qu'il faudrait c'est Un, Deux, Trois!
Une profonde inspiration, sans un regard vers le bas, une paire d'ailes dans le dos.

Ce qu'il faudrait c'est encore des milliers d'enfants dans le ventre.
Une voix-frère qui sifflote au vol et une paire d'ailes dans le dos.

Ce qu'il faudrait c'est une terre à contrer.
Une profonde marche, de la terre aux genoux, avec une paire d'ailes dans le dos.

Ce qu'il faudrait c'est un bateau.
Un, Deux, Trois! Une paire d'ailes dans le dos.

Ce qu'il faudrait c'est le silence de l'âme en fuite.
Un battement de cœur de papillon dans la paume et une paire d'ailes dans le dos.

Ce qu'il faudrait c'est l'étau des bras-frères.
Une suffocation dans la matrice, un sursaut avec une paire d'ailes dans le dos.

Ce qu'il faudrait c'est une branche d'où pendraient les jambes.
Un aller-retour dans le vide boueux du matin, une paire d'ailes dans le dos.

Ce qu'il faudrait c'est une couverture.
Une ouverture en dedans, des kilomètres de vie en rose avec une paire d'ailes dans le dos.

Ce qu'il faudrait c'est un chemin-frère.
Une route à parcourir jusqu'aux nuits fauves et aux grands soirs, et une paire d'ailes dans le dos.

Un, Deux, Trois!