vendredi 27 octobre 2017

Hard Headed Woman

La saison s'achève.

Et le petit blues de passage. Normal.
Au revoir, à bientôt,
L'hiver s'installe. Le froid descend le long des boulevards. J'ai eu ma dose de Paris. 
Sortir, arpenter. J'étais comme un orpailleur espérant le filon. Dans la Seine. Quelle rigolade.
 
Ça m'a bien plu de t'espérer. De me rejoindre à l'intérieur de ma mémoire, attendant que tu l'incarnes à nouveau pour une poignées d'heures.  
Elle m'a excitée cette impatience de toi. Cette faim. Du coup, j'ai vraiment bien mangé, bien bu. Des choses délicieuses, que nous aurions pu manger et boire ensemble, dans cet autre espace-temps.
Au revoir, mon fantasme
Ils m'ont attristée tous ces blancs. Mais ta vie, oui la vie c'est vrai.
Et la mienne aussi qui va retrouver son cours. Les branchages que tu as un peu posé en travers de mon lit, dérivent vers l'aval. Et le petit cafard de circonstance. 
Normal.
A bientôt, mon écho vide
J'aimerais me dire que tu es soulagé qu'à nouveau j'efface ma présence de ton monde. Mais je ne sais pas si ... Bref.
J'aimerais que tu le soies et que tu ne le soies pas.
Au revoir, mon équilibriste
Alors, pardonne-moi. Qu'entre nous soient dites ces choses. 
Pour je ne sais quelle obscure raison, j'ai confiance en toi. 
Je n'ai pas peur de toi. Ni de t'exciter, ni de te déranger, ni de t'envahir, ni de te quitter.
Pour je ne sais quelle obscure raison, je te sais capable.
A bientôt, mon fragile incertain
Je ne vais pas attendre que tu approches de moi. Tu sais déjà que ça t'est possible. 
L'homme désire ce qu'il peut et peut ce qu'il désire. 
Le reste ne m'appartient pas. 
Pour je sais très bien quelle obscure raison, tu continues d'habiter mon monde souterrain. Et j'adore ça. Je continuerai à te donner des nouvelles et à en prendre.
Pour je ne sais quelle obscure raison, rien n'est immuable et pourtant rien ne change. Alors...

Au revoir mon beau, mon impitoyable salopard.
Je t'embrasse.
A bientôt.