Il faut croire que rien jamais ne s'évapore de soi. De gouttes en gouttelettes, ça reste accroché à la faïence de l'âme, après la douche des évènements, après le séchage de l'expérience, après l'hydratation du souvenir. Toujours une goutte quelque part. Et un message glissé dans la poche. Vibrant d'amour. Je t'aime, voilà. C'est aussi simple que ça. Ça ne me manque pas. J'aurais cru pourtant. On croit tellement de choses. Et on s'étonne. Et on a beau y faire, refaire, parfois contrefaire, si si... toujours la goutte qui s'accroche à la faïence de l'âme. On a passé tout ce temps à s'occuper d'autre chose, la vie quoi c'est pas plus compliqué que ça, ça prend du temps mine de rien, et elle, elle s'en fout, elle reste sur la faïence, elle ne glisse même pas, vers quoi pourrait-elle glisser d'ailleurs, on se le demande, vers rien justement, vu que l'oubli n'existe pas, il n'y a pas de siphon pour l'âme. Jamais elle ne se vide cette baignoire. La gouttelette accroche parfois un rai de lumière, et brille, solitaire et plantée sur la faïence de mon âme. Je m'y arrête un instant. La considère avec toute la douceur dont je suis capable. Mais. Le message. Glissé dans ma poche. Vibrant d'amour. Je t'aime, voilà tout. Me fait tourner la tête.
La goutte. Ça reste accroché. Ça accroche la lumière.
Mais j'ai déjà refermé la porte sans bruit.
Voilà tout.
La goutte. Ça reste accroché. Ça accroche la lumière.
Mais j'ai déjà refermé la porte sans bruit.
Voilà tout.
3 commentaires:
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on croit tellement de choses
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Quisas. Une fée a des devoirs. Goutte à goutte, et coute que coute... Des mois qu'on attend de te lire.. De rafraichir notre language, notre peau reptilienne. "Chronique", petite fée, "balance", mais ne laisse pas làchement ceux qui attendent, sans jamais te connaître. Imagine juste que tu peux leur servir de louable inspiration pour finir leur roman. Et si...
Quisas, la plume, bon sang, l'amour et le rossignol, on se le met sur notre épaule, et on avance. Tu m'as généré l'envie d'écrire, il y a un an, au delà de tout, ma guitare, mes textes, mon harmonica, et mon boulot de businessman ou globe trotter. Pourquoi toi ? Parce que Quisas.
Putain... Ce que tu peux être zarbi, quand tu te te prends pour une orange. Laissse moi touiller le café. Et écris, bordel.
Au compte goutte l'écriture sur ce territoire... :)
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