dimanche 16 mai 2010

Tournée vers la mec

Du vent! De l'air!
Un peu de vent bordel dans mes cheveux et tout se passe bien, nickel impeccable, au petit poil mon petit pote hahaha! Tu vois? et ces putains de carreaux étaient si sales, ça m'a fait un bien fou, une energie pas possible, pour me remettre en train un peu. J'ai les manches remontées aux aisselles et le futal? oui aussi! z'ont qu'à bien s'tenir ces sacrés machins que je vais virer à grand coups de butoir, comme, oui oui t'as bien compris, comme une mec ouais ouais comme une mec. Voilà. Et puis demain si ça s'trouve je pourrais chausser ces pompes neuves toutes jolies et toutes bleues et puis j'irai courir la gourgandine comme une mec ouais ouais. Comme une mec. Faut dire quand même que si ça s'trouve on a peut-être le monopole de l'angoisse mais que bon quand même on y arrive. Tu vois? On se fait des crises de dressing, des séminaires de gonzesses à causer de n'importe quoi et surtout de tout et sur tout, des crises de larmes, des crises de rire, des crises quoi. Et puis après? Ben tu laisses sécher et tu passes à la deuxième couche chérie oui oui. Petit satiné par ci, petit effet craquelé par là, fais donc voir ton affaire, c'est bon. A la truelle tu y es allée? Ah ouais. Comme une mec quoi... Ben ouais...

jeudi 13 mai 2010

Cher...

Vous vous êtes sans doute demandé ce qui motivait mon envie de vous voir. Je sais que je fais des mystères. Mais vous me connaissez. Tu sais , vu que tu es "my number two" (sourire).
Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à vous. Et à te dire la vérité, il y a quelques heures je ne savais plus rien. Ni où, ni quand, ni comment. Ces questions restent d'ailleurs sans réponses, comme évaporées dans une brume de gouttelettes. La seule question à laquelle je crois avoir trouvé une réponse c'est pourquoi. J'aurais tendance à vous dire bêtement parce que. Sans développer. Mais parce que je l'aime bon sang! Parce que je sens qu'avec lui je peux peut-être rester debout. Que je peux peut-être "être" et me tenir côte à côte sans me renier. Parce que vous le savez si bien, comme je m'efface devant l'amour de crainte qu'il ne parte, comme je le contente et le satisfait au-delà de mes possibilités, au-delà de ma force pour le tenir entre mes mains (oui entre mes cuisses aussi, tu as raison... banane va!). Et qu'il ne peut rien y faire, c'est où je suis seule et indépendante et libre et tout ce qu'on veut et sans aucune place à accorder à quiconque, ou alors je donne toute la place et suis incapable de conserver la mienne, de conserver ma liberté. Par peur. Parce que comme disait ma sœur, j'ai peut-être peur d'y arriver. Je ne sais pas. Les deux Quisas me font chier, ou c'est la belle et libre qui commande, ou c'est la douce et tranquille. Pas moyen de s'entendre. Je circonvole, et je m'éloigne de ce que je voulais vous dire. Vous savez, j'ai tant à vous raconter, tant à vous demander. Tu me manques beaucoup. Comme l'écriture me manque.
Alors je veux vous voir parce que je ne sais pas quand ni où ni comment mais je sais quoi et je sais qui je veux à mes côtés pour quand ça arrivera. Je voudrais que, le jour où ça arrivera, tu soies à mes côtés, afin que plus tard, tu témoignes, tu me rappelles que ça s'est réellement passé. Je voudrais vous voir parce que j'ai quelque chose à vous demander.

La voie du Milieu, dialogue in

Tu l'as senti? Monter?
Remonter tu veux dire
Et je vais même te dire autre chose tiens
Ta question
Eh bien
La pose pas au passé.
Ah
Oui
....
Parce qu'elle n'est jamais tombée tout à fait

Je me cogne d'un extrême à l'autre c'est vrai. Je cherche désespérément la Voie du Milieu, celle qui me verra enfin marcher debout sur un pont perché entre deux rives opposées. Debout et non plus à quatre pattes comme une chienne apeurée. Debout et non plus arc-boutée entre deux bourrasques contraires. Je me réfugie derrière ce que je fais et n'ai plus rien à faire. Ne peux ni avancer, ni reculer. Ni rester immobile. Mon dos se contracte et me brûle de tout ce vent sur mon échine. Parce que je me plie. Je ne rompt pas. Au bord de la rupture. Mais jamais la mienne.
Et Prends moi vite dans tes bras et lâche moi aussitôt afin que mes pieds rentrent à nouveau dans mes chaussures. J'ai besoin d'imager pour y voir plus clair.

J'ai besoin de noyer mes yeux pour retrouver la vue.
T'as repensé à la thérapie?
Va chier!
Tu sais quoi?
Ta gueule!
J'ai lu un truc marrant...
...
D'accord. Ça dit ça...
...
Il paraît que seul on marche plus vite. A deux, on marche plus loin.