mardi 27 avril 2010

Car maintenant...

Car il y a maintenant une chose qui à jamais s'efface. Il y a toujours quelqu'un qui pensera à vous monsieur, je vous le garantis, vous ne passiez pas inaperçu c'est sûr. Car il y a maintenant comme un petit quelque chose en moins, qui pèse assez lourd, c'est vrai. Il y a désormais votre absence au creux de mon amie si pleine de tant de vous. Il y a ce vide ressenti chez qui perd un pan de vie. Même et surtout si ce n'est pas la sienne. Car il y a maintenant toute la vie qui reste à vivre.
Sans...
Avec...
Les souvenirs pour toujours, les regrets parfois, l'absence surtout. On se dit qu'on est comme amputé. Et ça nous gratte à vie. Au niveau de l'âme. Moi c'était du côté gauche. Tout à gauche en couilles part, je disais.
Car il y a maintenant mon amie, ma très chère, ma sœur sans père et son trou dans la poitrine. Il y a maintenant ce trou invisible dont je vois si bien la béance et la profondeur et dans lequel je voudrais souffler. Un triste et dérisoire bouche-à-bouche. Pour la ramener.
D'où? De sa peine?
Je ne veux pas être déplacée.
Alors je pense à vous monsieur. A votre femme. A vos enfants. A votre fille. A ma sœur.
Car maintenant...