vendredi 5 novembre 2010

Goutte à goutte

Il faut croire que rien jamais ne s'évapore de soi. De gouttes en gouttelettes, ça reste accroché à la faïence de l'âme, après la douche des évènements, après le séchage de l'expérience, après l'hydratation du souvenir. Toujours une goutte quelque part. Et un message glissé dans la poche. Vibrant d'amour. Je t'aime, voilà. C'est aussi simple que ça. Ça ne me manque pas. J'aurais cru pourtant. On croit tellement de choses. Et on s'étonne. Et on a beau y faire, refaire, parfois contrefaire, si si... toujours la goutte qui s'accroche à la faïence de l'âme. On a passé tout ce temps à s'occuper d'autre chose, la vie quoi c'est pas plus compliqué que ça, ça prend du temps mine de rien, et elle, elle s'en fout, elle reste sur la faïence, elle ne glisse même pas, vers quoi pourrait-elle glisser d'ailleurs, on se le demande, vers rien justement, vu que l'oubli n'existe pas, il n'y a pas de siphon pour l'âme. Jamais elle ne se vide cette baignoire. La gouttelette accroche parfois un rai de lumière, et brille, solitaire et plantée sur la faïence de mon âme. Je m'y arrête un instant. La considère avec toute la douceur dont je suis capable. Mais. Le message. Glissé dans ma poche. Vibrant d'amour. Je t'aime, voilà tout. Me fait tourner la tête.
La goutte. Ça reste accroché. Ça accroche la lumière.
Mais j'ai déjà refermé la porte sans bruit.
Voilà tout.

dimanche 16 mai 2010

Tournée vers la mec

Du vent! De l'air!
Un peu de vent bordel dans mes cheveux et tout se passe bien, nickel impeccable, au petit poil mon petit pote hahaha! Tu vois? et ces putains de carreaux étaient si sales, ça m'a fait un bien fou, une energie pas possible, pour me remettre en train un peu. J'ai les manches remontées aux aisselles et le futal? oui aussi! z'ont qu'à bien s'tenir ces sacrés machins que je vais virer à grand coups de butoir, comme, oui oui t'as bien compris, comme une mec ouais ouais comme une mec. Voilà. Et puis demain si ça s'trouve je pourrais chausser ces pompes neuves toutes jolies et toutes bleues et puis j'irai courir la gourgandine comme une mec ouais ouais. Comme une mec. Faut dire quand même que si ça s'trouve on a peut-être le monopole de l'angoisse mais que bon quand même on y arrive. Tu vois? On se fait des crises de dressing, des séminaires de gonzesses à causer de n'importe quoi et surtout de tout et sur tout, des crises de larmes, des crises de rire, des crises quoi. Et puis après? Ben tu laisses sécher et tu passes à la deuxième couche chérie oui oui. Petit satiné par ci, petit effet craquelé par là, fais donc voir ton affaire, c'est bon. A la truelle tu y es allée? Ah ouais. Comme une mec quoi... Ben ouais...

jeudi 13 mai 2010

Cher...

Vous vous êtes sans doute demandé ce qui motivait mon envie de vous voir. Je sais que je fais des mystères. Mais vous me connaissez. Tu sais , vu que tu es "my number two" (sourire).
Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à vous. Et à te dire la vérité, il y a quelques heures je ne savais plus rien. Ni où, ni quand, ni comment. Ces questions restent d'ailleurs sans réponses, comme évaporées dans une brume de gouttelettes. La seule question à laquelle je crois avoir trouvé une réponse c'est pourquoi. J'aurais tendance à vous dire bêtement parce que. Sans développer. Mais parce que je l'aime bon sang! Parce que je sens qu'avec lui je peux peut-être rester debout. Que je peux peut-être "être" et me tenir côte à côte sans me renier. Parce que vous le savez si bien, comme je m'efface devant l'amour de crainte qu'il ne parte, comme je le contente et le satisfait au-delà de mes possibilités, au-delà de ma force pour le tenir entre mes mains (oui entre mes cuisses aussi, tu as raison... banane va!). Et qu'il ne peut rien y faire, c'est où je suis seule et indépendante et libre et tout ce qu'on veut et sans aucune place à accorder à quiconque, ou alors je donne toute la place et suis incapable de conserver la mienne, de conserver ma liberté. Par peur. Parce que comme disait ma sœur, j'ai peut-être peur d'y arriver. Je ne sais pas. Les deux Quisas me font chier, ou c'est la belle et libre qui commande, ou c'est la douce et tranquille. Pas moyen de s'entendre. Je circonvole, et je m'éloigne de ce que je voulais vous dire. Vous savez, j'ai tant à vous raconter, tant à vous demander. Tu me manques beaucoup. Comme l'écriture me manque.
Alors je veux vous voir parce que je ne sais pas quand ni où ni comment mais je sais quoi et je sais qui je veux à mes côtés pour quand ça arrivera. Je voudrais que, le jour où ça arrivera, tu soies à mes côtés, afin que plus tard, tu témoignes, tu me rappelles que ça s'est réellement passé. Je voudrais vous voir parce que j'ai quelque chose à vous demander.

La voie du Milieu, dialogue in

Tu l'as senti? Monter?
Remonter tu veux dire
Et je vais même te dire autre chose tiens
Ta question
Eh bien
La pose pas au passé.
Ah
Oui
....
Parce qu'elle n'est jamais tombée tout à fait

Je me cogne d'un extrême à l'autre c'est vrai. Je cherche désespérément la Voie du Milieu, celle qui me verra enfin marcher debout sur un pont perché entre deux rives opposées. Debout et non plus à quatre pattes comme une chienne apeurée. Debout et non plus arc-boutée entre deux bourrasques contraires. Je me réfugie derrière ce que je fais et n'ai plus rien à faire. Ne peux ni avancer, ni reculer. Ni rester immobile. Mon dos se contracte et me brûle de tout ce vent sur mon échine. Parce que je me plie. Je ne rompt pas. Au bord de la rupture. Mais jamais la mienne.
Et Prends moi vite dans tes bras et lâche moi aussitôt afin que mes pieds rentrent à nouveau dans mes chaussures. J'ai besoin d'imager pour y voir plus clair.

J'ai besoin de noyer mes yeux pour retrouver la vue.
T'as repensé à la thérapie?
Va chier!
Tu sais quoi?
Ta gueule!
J'ai lu un truc marrant...
...
D'accord. Ça dit ça...
...
Il paraît que seul on marche plus vite. A deux, on marche plus loin.



mardi 27 avril 2010

Car maintenant...

Car il y a maintenant une chose qui à jamais s'efface. Il y a toujours quelqu'un qui pensera à vous monsieur, je vous le garantis, vous ne passiez pas inaperçu c'est sûr. Car il y a maintenant comme un petit quelque chose en moins, qui pèse assez lourd, c'est vrai. Il y a désormais votre absence au creux de mon amie si pleine de tant de vous. Il y a ce vide ressenti chez qui perd un pan de vie. Même et surtout si ce n'est pas la sienne. Car il y a maintenant toute la vie qui reste à vivre.
Sans...
Avec...
Les souvenirs pour toujours, les regrets parfois, l'absence surtout. On se dit qu'on est comme amputé. Et ça nous gratte à vie. Au niveau de l'âme. Moi c'était du côté gauche. Tout à gauche en couilles part, je disais.
Car il y a maintenant mon amie, ma très chère, ma sœur sans père et son trou dans la poitrine. Il y a maintenant ce trou invisible dont je vois si bien la béance et la profondeur et dans lequel je voudrais souffler. Un triste et dérisoire bouche-à-bouche. Pour la ramener.
D'où? De sa peine?
Je ne veux pas être déplacée.
Alors je pense à vous monsieur. A votre femme. A vos enfants. A votre fille. A ma sœur.
Car maintenant...

samedi 13 mars 2010

Aide-moi Quisas, dialogue in

Tu me parlais?
Putain... les yeux
qui piquent
qui brûlent
Tu es fatiguée?
Oui ça doit être ça...
Ou pas.
Ou pas.
J'étais juste en train de réfléchir.
Je pensais que
ça brasse beaucoup hein?
Oui beaucoup, comme
une montée de vase après une grosse tempête
Oui comme ça oui
Comme un grand corps secoué de sanglots
Secoué quoi
ça secoue pas vrai?
...
Comment vous allez les appeler déjà?
Quoi?
Non idiote pas les chiens
Je ne veux pas qu'on parle
Très bien, je t'écoute alors

Il était sous mon corps. Il a dit tu sais, cette tristesse que j'ai. Il s'est arrêté. Cette tristesse que j'ai. Il a repris. S'est arrêté. Plus de souffle. Étouffé. Puis il a éclaté en sanglots. Il tremblait sous mon corps. Je sentais la rigole de larmes dans mon cou. Il a vite coupé le robinet. Il est sorti. J'ai dormi. Il est revenu. Comme si rien n'avait eu lieu.

ça secoue pas vrai?

jeudi 11 mars 2010

Frustration

Quel paradoxe... Quelle incohérence... Quelle frustration...
La découverte d'une limite quelle qu'elle soit est toujours une triste expérience. La limite des mots. Sonne pour moi comme un peu la fin du verbe, là où il me sauvait de tout. Et j'ai comme l'impression de perdre un très bon ami, un proche, un parent.

Je me souviens du jour où j'ai découvert. La limite de ma mère. Le moment -parce qu'il en est toujours un, où l'enfant comprend qu'il ne pourra pas toujours compter sur sa mère, sur son père. Sur ce qui le tient debout. Et que le moment est venu -trop tôt, pas au bon moment, ni au bon endroit, peu importe, le moment est venu de voir si on tient debout tout seul. Parfois oui. Parfois non.
Et il y a des instants où tenir debout seul procure grâce, force et fierté. Des instants joyeux, presque rageurs de jouissance de savoir qu'on tient.
Il en est d'autres plus amers. Des instants où l'on regarde s'éloigner doucement, comme un inéluctable, ce qui non pas nous tenait debout, mais ce qui rendait ce debout plus supportable, plus joli, plus vivable.

Je regarde le verbe s'éloigner doucement. Je n'y peux rien. Je découvre (quelle ironie) que les mots sont impuissants à couvrir l'étendue de ce qui gîte en moi. Impuissants à couvrir l'amour, l'étendue, comme trop large, trop vaste du sentiment amoureux. Et je ne peux m'empêcher de me demander s'il va falloir désormais que je tienne debout sans les mots.
Je ne le souhaite pas. Vraiment. Je sens le paradoxe. Le vide causé par la plénitude.

Quelle incohérence... Quelle frustration...

La limite est une drôle de chose. La barrière. Qu'on franchit.
A voir...

vendredi 5 mars 2010

Hakim et Alegra

Tu veux savoir ce qui a été le plus difficile? Le débusquer à chaque battement de paupières, le sentir dans chaque infime respiration, dans le parfum de la lessive avec laquelle il a lavé mes vêtements, sous mes ongles quand je les passe sur mon sexe dont l'odeur l'étourdit.
Et puis aussi c'est difficile d'avoir envie de rentrer plus vite à Paris, histoire de le retrouver plus vite. C'est difficile de trouver le temps long alors que c'est les vacances et que ces putains de secondes suisses, elle sont sacrément longues, à croire qu'elles le font exprès, d'habitude le temps des vacances est comme resserré, comme concentré, comme pressé, ce con là. Et là, comme une ironie, il s'est étiré, il s'est allongé de tout son long, il s'est vautré sur moi comme un pacha, histoire de m'emmerder. Mais non, c'était les vacances, le soleil, l'eau très froide entre les orteils, le mistral engouffré dans le col relevé, le premier coup de soleil, la première marque de bronzage.
C'était aussi les coups de fil rituels, le vide, le sommeil perturbé parce que solitaire, le manque, infusant comme une tristesse injuste parce qu'injustifiée.
Tu veux savoir? J'ai pensé à toi, comme si tu n'étais pas sorti de moi un seul instant, comme si je marchais les jambes un peu écartées, avec ta queue en moi, en balade avec moi. Comme si tu flottais tout autour de moi, comme si, à la manière d'un brouillard givrant, tu t'étais infiltré dans mes fibres et m'avait enserré le cœur.
Tu veux savoir? J'ai compris que je t'aime désormais. Plus qu'hier et moins que demain.
Ils auront tes cheveux noirs, tes yeux noirs.

lundi 8 février 2010

Jeune pousse

"Je n'ai pas envie d'arrêter de te le dire"...
Et moi si tu savais comme je n'ai pas envie qu'il arrête de me le dire. Si tu pouvais savoir comme je sens mon ventre se tordre, mes mains se raidir, mes mâchoires se crisper, dans un douloureux et doux rictus qui barre mes lèvres, je ne connaissais pas la grimace d'amour. C'est étrange. C'est. D'une telle puissance qu'on voudrait s'ouvrir le corps en deux et s'engloutir soi-même. Qu'on voudrait furieusement creuser un trou dans la terre et y enfouir cette graine d'amour et la couver, pour la sentir alors pousser sous son corps, pour la sentir s'épanouir sous la terre et monter chercher la lumière. Cette pousse d'amour. Qui craquelle la croute de terre, la fendille et se faufile, buvant l'air, le soleil et l'eau que l'amour verse sur ses feuilles en gouttelettes. Lui humecter les branches d'un peu de salive, lui indiquer le chemin. La pousse devenue plante timide. Pousse encore et encore. Sous le corps qui la couve. Chuchote de sa jeune ramure à l'oreille de mon sexe de femme. Chuchote et susurre de doux mots d'amour. "Je n'ai pas envie d'arrêter de te le dire"... Alors ne t'arrête pas, t'entends-tu répondre dans un sourire. Il y a tant de douceur. Et une seule lettre à changer pour comprendre parfois la peine de l'arbrisseau à trouver sa voie vers la voûte qui le surplombe. Alors, encore un peu de cette pluie épaisse, encore un peu du vent de ton haleine, encore un peu de lumière. Pousse. Pousse. Tandis que s'ouvrent tes portes, comme les pétales odorants d'un iris. L'arbuste parcourt lentement le chemin. Pousse. Pousse. Et cette invite lancinante. Une psalmodie. Viens. Monte. Pousse. Encore. Viens.
"Je n'ai pas envie d'arrêter de te le dire"... Les branches encore souples de l'arbre élargissent les parois de ma maison de femme. S'y collent. S'y enfouissent. Les feuilles se froissent. Les branchages se plient et se meuvent comme flottant dans un bain d'humus. Un grand vent se lève et la terre tangue. Les racines sont tranquilles. Les branches les plus fragiles se cassent. L'arbre est secoué de tout son long. Les feuilles vrombissent. Les murs de la maison bougent. S'entrouvrent, se referment. Corolle de fleur à la tombée de la nuit. "Je n'ai pas envie d'arrêter de te le dire"...
Aime. Je. T'.

mardi 2 février 2010

Ses lèvres que je mords

J'avais du mal à...
Reconnecter à...
Je ne sais pas à quoi.

J'ai peur de partir. J'ai très envie
Ça y est la machine est lancée.
J'ai du mal à m'y mettre.
Savoir si je pourrai peindre le carrelage. Et en quelle couleur?



Mais ce ne sont là que futilités
J'espère que tu le comprends
Il y a encore des choses que je ne me sens pas capable d'assumer.


Sinon, il y a une chose formidable.
Tu sais, il a disparu.
Le grand l'a poussé doucement au fond de mon cœur.
Je crois que je ne peux pas expliquer comme je l'aime.
Je crois que...
Je vois.
Il y a tant de choses que je veux
Et tant qui me font peur.


Quand il m'étreint, je mords ses lèvres.
Avant,
Je mordais les miennes.

mardi 12 janvier 2010

La raison a du coeur

Oui c'est vrai, tu as raison. Je ne mène pas la vie dont j'avais rêvé. Mais si je te disais qu'elle me convient telle qu'elle est, qu'elle est à mon image, un peu lente, un rien contemplative, un peu triste mais juste ce qu'il faut, carrément débordante, comme une bassine de plastique remplie d'eau entre les mains d'un gosse. J'aurais jamais rêvé d'aller m'asseoir à une table de nains, sur des chaises trop petites et bouffer de la purée devant le petit poucet et ses frangins. J'aurais jamais pensé qu'une robe d'ogresse pouvait s'accorder avec mes jarretelles, et que d'une main je tienne, pendant que de l'autre je caresse.
Oui c'est vrai tu as raison, rien n'est comme je l'avais rêvé. Pas même mon amour. Si j'avais pu choisir, je n'aurais pas choisi celui là. Mais si je te disais qu'il me convient tel qu'il est, et plus encore, qu'il est à mon image, doux et mesuré, patient et laborieux, opiniâtre et tranquille, qu'il est confiant. Quand j'avais rêvé d'embardées délirantes, de brûlures et de fièvre. J'aurais jamais rêvé me retrouver encore dans un lit déserté depuis tant d'années, jamais pensé que tant de douceur puisse s'accorder avec le feu qui parfois me dévore.
Mais tu as eu tort. Comme quoi tu vois, on ne devrait jamais présager de rien. On ne devrait jamais anticiper sur sa propre vie. On devrait, on doit rester perméable. Parce que sinon, comment aurais-je pu trouver du sens à cette vie, me surprendre à presser les sept nains contre mon coeur et rester près d'eux pour leur insuffler un peu de confiance, un peu d'énergie, un peu de tempérance, un peu d'amour de l'autre, sans trouver cela vain?
Tu as eu tort. Parce que sinon, comment aurais-je pu prendre une braise d'amour dans mes mains et laisser la flamme de côté? Comment aurais-je pu sentir mon coeur déborder un peu plus chaque jour alors que ses bras m'entourent, me réclamant toujours.
Tu as raison. Je ne mène pas la vie dont j'avais rêvé.
Tu as tort. Parce que cette vie, je la choisis. Je choisis le petit poucet et ses frangins. Je choisis la braise que le grand a posé dans mon âme et je souffle dessus.
Je rêve que je décide.
Je décide que je rêve.

vendredi 1 janvier 2010

Sans mon "Il", an I

J'ai honte tu sais. Je n'ai pas encore honoré ma promesse.
Hein?
Ben oui tu sais
J'vois pas
Mais si, fumer une de tes affreuses brunes
Ha! Ben c'est pas grave tu sais ça ma puce
Oui mais quand même, je pensais que je saurais faire preuve d'un peu plus de...
Mais enfin, on s'en fout ça!
Comment ça va mon petit pépé?
Bof, tu sais...
Oui
Et vous avez bien mangé à Noël?
On s'est régalé.
Vous avez pas trop fait les pleureuses?
Non, tu sais, j'ai amené quelqu'un
Oui je l'ai vu, ta mémé m'en a beaucoup parlé aussi
Je suis heureuse tu sais, il m'aime
Ben manquerait plus que ça!
Tu sais, je pense à toi, tous les jours, c'est long
Un an
Et en même temps
Oui ça file comme une flèche
Tu es toujours là tu sais
Hein?
Fais pas semblant tête de mule
Oh moi tu sais hein, je vois juste ce grand con qui me fait mes plates-bandes,
Je vois ta grand-mère qui se penche sur les mots fléchés,
Je lui souffle les réponses, mais elle m'entend pas
Je mouille un peu de larmes quand je vous vois mes filles si jolies
Je couine quand je m retourne dans ma tombe
Tu te retournes dans ta tombe?!
Ben oui t'es marrante toi...
Elle est plus longue la vie sans toi