vendredi 10 juillet 2009

Début janvier, il n'y avait pas grand-chose

Il n'y a pas grand-chose qui puisse expliquer mon envie de toi, ami, tout comme rien ne me permet de comprendre la déroute qui parfois me gagne, l'envie qui reflue et, s'évapore. Qui disparait. Il n'existe rien à cet instant dans ma vie que de choses sans importance, sans gravité, du moins le crois-je. Vos désirs à vous n'ont qu'une valeur toute relative et crois-tu que c'est parce qu'avant, ils prenaient toute la place?
Quant à moi je l'ignore. A trop donner de place à l'autre, on finit par perdre la mesure de sa propre réalité, et on s'ennuie.
En ce moment, je passe beaucoup de temps hors de chez moi, pas que je fasse grand-chose, non, non, j'essaie tant bien que mal, de soulager une absence, peine perdue, je ne le remplacerai jamais, tout au plus, ma présence chez ma grand-mère ne fait-elle que souligner que mes mots ne sont pas les siens, que ma voix ne résonne pas comme la sienne, que mon odeur, finalement chasse la sienne. Je suis fatiguée.