jeudi 11 juin 2009

j'en rêve toujours (rediffusion)

Il se balance, tranquille sur les rails avais-je écrit. Sans doute, sans doute...



C'est une histoire de portes qui s'ouvrent et que l'on ne franchit pas.


C'est une histoire de clés qu'on recherche dans ses poches
trouées.
C'est un moment bien précis qui se situe sur la ligne qui sépare la mélancolie et la joie
qui fait pleurer.


C'est un temps
de grâce

où le paysage change soudain dans les yeux qui alors ne peuvent
que se remplir.



C'est une manière de courage. Regarder en face ce à quoi l'on a longtemps tourné le dos.
Les rêves devenus raisonnables.


C'est un espace terrible, celui où je courrais en chaussettes sur le carrelage, je me suis ouvert le crâne,
maman a crié,

je me souviens qu'il faisait très beau ce jour là et que j'étais contente parce que
je savais marcher.



Retrouvé dans un grenier aux vitres
brisées,
j'avais fumé une cigarette sur ses flancs de bois,
la peinture n'avait même pas disparu,
toujours ce noir aux arabesques vertes jaunes et rouges, aux points bleus,
mon esprit était parti

au ras du sol poussiéreux et je m'étais retrouvée
à califourchon,

me balançant gentiment sur une voie ferrée déserte, je rêve que j'en rêve!!!



C'est une voie ferrée sur laquelle il se balance tranquille, d'un côté
une montagne,
de l'autre
une lande.


On dirait la mongolie faisant face au chili. Il ressemble à quoi votre désert intérieur?