dimanche 15 mars 2009

La vie me ment


"Mais qu'est-ce qu'il fabrique?" a-t'elle demandé en regardant son frère traverser le jardin. J'avais le regard tourné vers la maison et l'espace d'une seconde, j'ai cru qu'elle parlait de lui, je l'ai vu sortir de la maison, une cigarette à la main...
Et Bashung qui était mort depuis hier, j'entendais en boucle depuis la nuit... Je mens...
J'ai eu un regret, je n'ai pas osé. Je n'ai pas osé dire mon désir d'aller sur sa tombe. Alors on a désherbé un petit bout de plates-bandes et mon coeur s'est brisé quand j'ai vu qu'on avait coupé le sapin. Non non c'est bien comme ça, pardon ça m'a surprise, mais avec un pot de plantes tombantes ce sera joli... Je sais que Pépé ne pouvait plus le tailler de toute façon...


Dans cette boite crânienne, des montagnes de questions. Et juste la réponse de ton absence, mon "Il". Subsiste encore ton écho. J'ai parlé de moi, de mes nouvelles lunettes, de ce nouveau travail, de ton sale caractère, grand-père disparu depuis déjà trois mois. Et trois mois c'est long sans se voir me suis-je dit. J'ai pas osé dire que je voulais aller m'asseoir au soleil sur ta tombe. Te rejoindre sur ton banc. Des kilomètres de vie en rose. Me séparent à jamais de toi. Et je ne suis même pas allée te voir. Ça plus Bashung...





Je te le dis, cette journée m'a fait chier.

Je prends des trains à travers la plaine...