samedi 31 janvier 2009

A new day




Putain, j'ai les mains qui saignent. T'en fais pas c'est normal, c'est le métier qui rentre. Un autre jour, ce seront tes jambes qui tireront le jackpot, dans les années 40 peut-être. Ou un peu plus tôt. Dans une robe en lamé fendue jusqu'à la garde, tu avanceras en un tango lent, sur les cuivres tu glisses et t'enroule dans les cordes. En attendant, tu mets tes Way-Farer. Putain j'ai les yeux qui saignent. On dirait une purge. T'en fais pas c'est normal, c'est le métier qui sort. Faut toujours se vider de quelque chose et t'as pas vu dehors? Le soleil glacé. Qui te faire dire, putain j'ai plus rien à me mettre. Ben t'habille pas dans ces cas-là, reste comme t'es, t'es bien. Ouais t'es bien, tu sens bon le sommeil encore, le sommeil de midi. On dirait un petit pain chaud. Viens petite, tu me fais plaisir comme t'es. Viens petite chatte, enroule toi dans ton drap et fais rentrer l'air du dehors. Ça va gonfler là-dedans. Je te dis pas où, ton drap ou le mien, les deux si j'ai la chance d'avoir un coup de vent sur toi. En attendant, j'ai le front qui saigne et j'ai pas l'impression que c'est prêt de s'arrêter. Tu me piques la vie, comme une giclée de citron sur un iris pour le rendre plus brillant. You know how I feel. Enlève tes Way-Farer fillette que je te regarde l'âme. Putain j'ai le coeur qui saigne de l'or en fusion, comme ces rayons qui coulent sur les fenêtres d'en face. Viens poupée on va bronzer en intérieur, on va se réveiller en fermant la porte à clé. And you know how I feel.
Putain, t'as vu ce soleil?