lundi 5 janvier 2009

Mon "Il", je te dis au revoir



Il est temps de maintenant me lever du banc d'où je t'ai regardé pendant tous ces jours. Ton corps flottant dans mon esprit, ta toux résonnant dans mon crâne. Bien qu'étant perchée sur les cimes, à environ un kilomètre plus près du soleil, j'étais assise sur un banc, auprès de toi. Je te tenais la main et te caressais les joues. La barbe continue-t-elle de pousser une fois que...?
Depuis ta mort, j'ai beau mettre de la crème, ma main gauche est sèche entre le pouce et l'index. Peut-être est-ce le froid, mais je pense que je me suis râpée sur ta barbe mourante.
Je ne peux pas rester avec toi, je dois me lever de ce banc, tu sais. Parce que je dois m'occuper d'elle, si tu savais comme elle pleure ton absence, comme elle a froid sans tes pieds gelés dans votre lit, devenu désormais le sien.
Je la prends dans mes bras, je la berce et mon coeur se brise comme une vague sur un mur de pierres noires. Mais je regarde par la fenêtre et ton jardin est blanc aujourd'hui. J'ai conduit ta voiture. Et ce soir, je vais la retrouver, j'aimerais l'emmener chez Gaby et Jo. un de ces soirs. Qu'elle revive.
Je dois me lever.
Mais je sais où m'asseoir. Je reviendrai me promener vers toi. Je t'aime.

Au fait, je ne t'ai pas dit mais, tu n'as pas pu t'empêcher hein vieux farceur... Ce cadre qui ne tenait pas sur le cercueil... Tu trouves ça malin?
Je sais que tu as aimé les fleurs.