mercredi 3 décembre 2008

Ich liebe dich Lili Marlen





Si je tourne un peu la tête, par le velux, je vois la peinture qui s'effrite, ce nom qui s'étiole.

Confluence: action de se rencontrer, de se rejoindre.

Mouais. On dira ce qu'on voudra mais, il semblerait que ce qui est fait peut être défait. Sans grande difficulté en plus. Et si j'aime la peinture écaillée sur les volets, les murs qui s'effritent me font mal au cœur. Pourtant, si je tourne un peu la tête, regardant ce nom qui s'étiole, je ne peux m'empêcher de penser à cet autre mur, dont la chute aura changé les choses pour tout un tas de gens, pour tout un tas de vies. Parfois, un mur qui s'effrite, c'est une frontière humaine qui craque, des défenses qui sautent et le flot. La vague d'humains qui se bousculent, fait craquer les digues du mur abattu, et se déverse dans l'espace encore vierge de ses pas, embrasse d'un seul mouvement houleux et régulier les corps qu'il y a encore quelques minutes, on ne faisait qu' espérer. Des murs qu'on met à terre jaillissent des corps qui se redressent et se rejoignent. Deux rivières qui se mèlent. Confluences...
Je me souviens avoir un joué à un jeu avec un que j'aimais très fort, c'était un jeu de questions, il fallait se balader dans une forêt, entrer dans une cabane, et franchir un mur... Je me souviens avoir répondu que je grimpais dessus et y restais longtemps, longtemps, je laissais mes pieds pendre dans le vide en regardant le paysage, je fumais une cigarette...
Ce n'était qu'un jeu mais je me souviens qu'il m'a dit: "le mur c'est ta représentation d'un problème et ta manière de le résoudre'".

J'ai rêve cette nuit que je taguais sur ce mur.
J'y laissais mon empreinte avant de passer à autre chose.