jeudi 23 octobre 2008

Where do you go to my lovely

Je me mords l'intérieur des joues depuis cinq minutes et me taille les veines d'ennui depuis deux heures.
On pourrait appeler ça "Hara Kiri dans un taille-crayons". C'est un moment idéal, l'ennui. Mesurer un instant la vacuité de l'existence. Profiter de ce vide un peu fade qui s'étend mollement sur le pull neuf pour se dire...

J'y reviens . Les hommes que j'aime. Pour les faire sortir doucement, sans heurts et sans fracas de ma vie. Comme ils y sont entrés. Avec douceur. Dans un vide un peu fade. Dans un taille-crayons.
Il est toujours temps de s'envoyer en l'air. De tourbillonner dans un courant d'air chaud de leurs bouches, la tête rejetée en arrière et les yeux clos. De leur envoyer ces sourires qu'ils ont créés.

De leur susurrer la valse désuète sur laquelle leurs caresses m'ont fait danser.
De ne jamais les laisser répondre à la question...