dimanche 11 mai 2008

Quitte à...

Il y a toujours quelque chose à quitter.

Pour passer à autre chose comme on dit.
Je devrais le mettre à la corbeille ce film… Je n’ai pas encore le courage. Mon premier porno. Je ne sais pas.

Il y a toujours quelque chose à quitter.

J’ai fait un diaporama sur cette chanson. Pour lui, notre premier rendez-vous.
Je me dis qu’une femme passe sa vie à courir au ralenti, laissant flotter autour d’elle un reste de parfum. Ses vies d’avant. Ses amants, ses amours, ses amis. Comme des chaussures qu’on peine à décoller du sol, on court au ralenti. Le vent dans les yeux, c’est ça qui fait pleurer.

Il y a toujours quelque chose à quitter.

Pour repartir plus légère dans sa vie. Et laisser ouverte sa porte au vent qui passe.

Je n’ai pas oublié. Les voix. Les peaux. Je pleure d’un moment à l’autre. Le feu d’artifice aux six orgasmes. L’amour en escaliers. La chasse au trésor. L’empreinte sur la peinture.
Il y a toujours quelque chose à quitter.

Pour vivre. Encore. Mais pas sans eux. La fenêtre de Savigny. L’appartement d’Arles. La terrasse de Villemartin.

Il y a toujours quelque chose à quitter.

Pour voir ce qui m’attend.