jeudi 6 mars 2008

Vrac

Et tout commencer encore une fois. Comme une goutte qui peine à s'étirer entre la branche et le sol.
...
Encore, encore, encore...
...
J'ai toujours eu les yeux plus gros que le ventre. Ce qu'il y a ... ce qu'il y a c'est que moi...
Non c'est pas ce que je veux dire.


Entre le sol et la branche s'étire l'immensité transparente de ma goutte. Qui cherche ta bouche aspirante.

Encore, encore, encore...

J'attends tout. La lumière écrasante et molle. Je marche sur les mains et je ne vois plus que ma robe noire retournée sur mes yeux fermés.

Une goutte. Entre ma fente et ta bouche.
...
J'attends la route. Infinie destination.
...
J'attends le jour. En dormant.

Encore, encore, encore...

J'attends que le temps n'existe plus et que le monde ne me réponde plus. Cette sensation infernale de calme. Rester aux portes du désert et balancer mes jambes par la portière.

Une goutte. Entre ta fente et ma bouche.
...

Encore, encore, encore...