lundi 25 février 2008

Les maux pour le dire... Dialogue in

J'aime le son de la guitare de Young

On a le temps

Ce que je veux

Les mots pour le dire

Mal à la gorge

Nouée un peu

Attache-moi

Oh mon bateau oh oh oh

Passe moi un couteau

Que je le tue

Elle est planante cette guitare

Je suis triste

Je vais bien

Une étiquette

Pour chaque chose

Maroc

Mon amour et une voiture à 300 balles

La gorge nouée

C'est la peur tu crois?

Que je le bouffe

La tranche d'une main

Colonie de fourmis

Baiser, un.

vendredi 15 février 2008

Le patch

Il a parlé de leur passion commune pour le Gervita. La mémé n'a pas pu l'entendre. Là, au fond.

Il parlait des vieux films des années cinquante... Ah, les années cinquante...

Il disait "my carlingue" à la femme qu'il aimait et "ma poule" à toutes les autres.

Des Peter rouges. Deux par jour. On lui en a volé quelques unes que nous fumions en cachette dans les toilettes avant de nous envoler en ayant craqué une alumette.

Il racontait ces histoires de boxe, de foot, de courses. Ses copains auraient pu s'appeler Jo le Trembleur ou Lulu la Nantaise, facile.

Il racontait en riant cette histoire de pari au tiercé, le papier non posé, le pactole envolé. les trois chevaux dans l'ordre...
Et puis celle-ci, au bowling, il avait gagné une Triumph, la voiture note bien. Et la partie d'après, il l'avait perdue. Je crois qu'il n'est même pas monté dedans.

Il me faisait danser le tango des bals populaires sur la place de Saint Cyr sur mer, j'avais 10 ans. A quinze, j'en demandais encore. Je l'entendais chanter sur la musique, pour marquer ce rythme que je n'avais pas, ça faisait... "je ne veux pas que tu m'embrasses sur la bouche, ça me dégoutte, tu sens la goutte..." , moi ça me faisait éclater de rire.

Il y avait trois dédés. Lui c'était le dédé d' jeanine. Pour pas confondre.

On arrivait sur la plage à 10 heures, à 11 heures. En plein milieu, impossible de se louper, une masse de rabannes disposées en carré, on était nombreux, le pied du parasol bien enfoncé. Royal.
Il était taxi, il se levait tôt. Même en vacances. Et pendant des années, vous auriez pu le voir à 7 heures du matin, préparer le campement de la journée, on était nombreux.

Il me faisait penser à Bourvil.

Il mettait une assiette sur son bras, à la pliure du coude... et hop, d'un mouvement, la faisait basculer dans le vide et la saisissait avant qu'elle ne touche le sol. On aurait bien essayé, mais avec des assiettes en cartons ça ne marche pas.

La vieille mémé ne l'a pas entendu. Là, au fond.



Il est mort cet après-midi.

Il a choisi le patch.
C'est fou ce que ça peut faire... Un patch...


Buon viagio dédé!!

Même si tu ne peux pas m'entendre. Là, au fond.




mercredi 13 février 2008

Giboulées

Quelques gouttes de soleil sont tombées au fond de ma tasse.
Le chocolat chaud a moussé gentiment au fond de ma bouche.
Puis il s'est évaporé sur ma langue, a fait une belle glissade dans ma gorge.
Quelques gouttes de lune se sont accrochées au fond du café.
On prolonge un moment dont on connaît l'imminence de la fin.
On réduit la focale pour ne plus retenir que ces quelques gouttes du soleil noir du fond de ses yeux.

Une petite giboulée.
Un début de printemps au fond de ma tasse.
Quelques gouttes de rosée au fond de mon lit.

Je suis le cours d'eau.

J'ai rêvé de la rive du milieu, du long fleuve qui coule de mon corps au goût mousseux de chocolat chaud.


Quelques gouttes.
De soleil.
Au fond du rideau.

Quelques gouttes.
De café.
Au fond de ma baignoire.

Quelques gouttes.
De pluie.
Au fond de la jardinière.

Quelques gouttes.
De parfum.
Au fond de mon cou.

Quelques gouttes.
De rosée.
Au fond de mon lit.

Quelques gouttes.
Une giboulée.
Au fond de l'hiver.

Je suis le cours d'eau.



lundi 4 février 2008

L'ami de l'ami de ... Dialogue in

Halte! L'arbre se cache dans la forêt...
Un fort accent. Imiter Freud...

Mon rêve.

Et puis il y a une odeur toute particulière à ce moment. Plus d'une heure de jeu.
Ils sont tous là, sur leur petits sacs en toile de jute...


Et moi et moi et moi.


Moi je pleure...


Penser en grillage à poule.


Voilà. Je vous appelle de la part de l'ami d'un ami qui a un autre ami...


C'est à se flinguer mon p'tit.


Un hippie et un avocat sont dans un chalet...


Ses doigts saigneront sur la guitare.



L'un d'eux a inventé un gilet de sauvetage anti-avalanche...


J'avais sa queue dans ma bouche et on les entendait rire.


Monsieur, quand j'appelle ma mère, elle me confond avec la police...


Elle est douce et chaude.



L'arbre se cache dans la forêt...


L'ami de l'ami de votre ami, c'est vous.