vendredi 2 novembre 2007

Comme on s'aimerait...

On devrait toujours avoir quelque chose à fuir, pour cultiver cette possibilité merveilleuse.
D'ailleurs, on a toujours quelque chose à fuir. Ne serait-ce que soi-même.

La bonne nouvelle, c'est qu'on peut échapper à soi-même.
Ce que l'on fuit de soi, c'est la petite prison que la sédentarité installe n'importe où.

On prend ses cliques et ses claques et on s'en va: le moi est tellement étonné qu'il oublie de jouer les geôliers.

On peut se semer comme on sèmerait des poursuivants.


A.Nothomb, Ni d'Eve ni d'Adam