mardi 11 septembre 2007

Un peu de courage

Si j'avais été plus courageuse, j'aurais dit...

Qu'à celà ne tienne! Il n'y a rien à craindre de rien. Nos coeurs peuvent bien se briser en mille morceaux, nos yeux s'assêcher à force de trop penser, peu importe puisque là n'est pas l'essentiel.
L'essentiel mon amour c'est que quand je te vois, le monde prend un sens différent. Je ne t'ai jamais dit comment je suis tombée amoureuse de toi. En une phrase en fait. Rien de bien affolant.
Tu n'habites pas à 1500 mètres d'altitude. Tu habites 1,5 km plus près du soleil.

C'est tout?
C'est tout.

C'est une histoire de regard.

Si j'avais été plus courageuse, j'aurais dit...

Mais enfin, si toi tu attends l'amour d'une femme qui refuse de te sucer, de se faire prendre comme ci, de te baiser comme ça, de se donner à toi et de te donner à entrevoir ce que tu es, cet homme merveilleux, dense et émouvant... Si tu attends celà de moi, je ne peux pas te le donner. Je refuse.

Si j'étais plus courageuse, j'aurais dit...

Si je t'aime, je ne te fais pas de mal. Si je t'aime, je ne te martyrise pas. Si je t'aime, je t'aime entier. Ta bouche, ton âme, ta queue, ton coeur, tes humeurs, ton rire, tes doutes, tes certitudes, ton âge, ta fougue, le grain de beauté sur le bas de la paupière gauche, la bosse de ton nez, les pas de danse ridicules, la bagnole pourrie, la maison en travaux, les anciennes histoires et celles à venir, mon reflet dans les yeux qui se ferment, le nom qui sort de ma bouche, en cris ou en murmures...

Si je t'aime, je prends tout. Si je t'aime, c'est que tu es un homme qui mérite d'être aimé.

Mon Bienaimé.